Clément Monjou

Dans la vie d’un auteur, il y a parfois des moments pas très agréables.

Par exemple, lorsque l’on apprend que le manuscrit auquel on croyait tant ne suscite en fait pas le moindre intérêt.

Ou alors, quand après deux ou trois mois d’écriture, on réalise que, finalement, ce travail ne trouvera pas de meilleure place que le fond de la corbeille à papier.

Je me souviens aussi de ce jour où, par un coup de téléphone, j’ai appris que j’avais loupé le Prix du Quai des Orfèvres d’une seule malheureuse voix.

Et puis il y a eu cet appel de la semaine dernière, au cours duquel Clément Monjou, mon éditeur chez Amazon Publishing depuis la création de la filiale française m’a appris qu’il quittait ses fonctions…

Alors oui, là, ça m’emmerde ! Parce qu’il m’a encouragé et m’a redonné confiance, parce qu’on bossait bien, parce qu’on se marrait bien et que même si je me doutais que ce moment arriverait un jour ou l’autre, un peu plus tard, ça aurait été vachement mieux !

Eh bien tant pis, Clément, tu ne recevras plus mes manuscrits – ce que tu prendras sans doute pour une excellente nouvelle – mais, pendant que tu dépériras sous les brumes parisiennes, londoniennes ou luxembourgeoises, je continuerai à t’envoyer mes photos de pistes de ski ou de plages ensoleillées… Et ça, ça continuera à me procurer un immense plaisir !