Quai des OrfèvresJe l’évoque déjà dans la présentation du titre « Curriculum mortem », mais je me dois d’élucider cette intrigue, car à travers certains avis publiés sur Amazon, je sais qu’on se demande parfois d’où me viennent mes connaissances de cette adresse célèbre dans le monde entier. Alors oui, j’ai visité le « 36 » et de fond en comble en ce qui concerne les deux étages de la « Crim ». J’étais guidé par l’un de ses membres, dont je tairai évidemment le nom, et en dehors des bureaux vieillots coincés sous les toits, il m’a donné accès aux autres lieux que je décris au gré des tribulations de mes personnages fétiches. Comme on est en droit de s’en douter, cette visite s’est conclue par un gueuleton mémorable dans l’une des « cantines » de la brigade. Si j’en parle, ce n’est pas pour vous détailler le menu, ni pour énumérer les consommations qui l’accompagnèrent(manque de place), mais plus sérieusement parce que ça a été l’occasion unique d’aborder le quotidien de ces hommes. Alors c’est vrai, ils font un drôle de boulot et sont confrontés plus souvent qu’à leur tour à l’horreur dont seul l’humain est capable… Mais il reste des hommes et des femmes « normaux ». Contrairement à ce que pourrait laisser penser une grande majorité des romans, des séries télé ou des films de cinéma, ils
ne sont pas tous alcooliques, leurs fils ne se droguent, leurs filles ne font pas le trottoir et leurs
femmes ne les ont pas (tous) quittés. Non, ils et elles sont équilibrés, sains dans leur tête et sont souvent dotés d’un sens de l’humour hors du commun, qualités et caractères que je m’applique à retranscrire dans mes romans.